Ma liste de naissance imaginaire

Quand on décide de faire un enfant, on est rapidement confronté à des questions très terre à terre.
Parmi celles-ci il y a « Qu’est-ce qu’il me faut ? » et « Qu’est-ce que ça va me coûter ? » qui se transforment très vite en « Comment ça va rentrer dans le budget, comment ça 70€ pour un drap housse avec des lapins, mais il se foutent du monde ou quoi ? »
Tu connaissais la taxe rose, voici la taxe biberon…
Afin de t’aider à naviguer sur les eaux troubles de la puériculture, je te livre ma liste de naissance imaginaire. Pas celle que j’ai faite, non, parce que j’ai fait plein d’erreurs.
Celle que j’aurais voulu faire. Le fameux « Tout ce que j’aurais voulu savoir avant de… » en minimaliste, ou presque.

Pendant ma grossesse, je me suis souvenue de ce que ma grand-mère m’avait dit un peu plus tôt.

Quand j’ai rejoint ton grand-père pendant la guerre, ton père n’avait que quelques mois. Tout ce que j’avais c’était une valise. Et c’était suffisant.

Des mois plus tard, c’était ma merveilleuse sage-femme qui me disait de ne pas m’en faire.

Tout ce dont cet enfant aura besoin pendant sa première année, c’est de vous.

Un an après la naissance de ma fille, je me rends compte à quel point elles avaient raison.

Au fond, la seule chose vraiment vitale pour un enfant durant sa première année, c’est un parent. Si vous ne me croyez pas, demandez à Mme Aborigène. Elle a pas pris la carte Orchestra, Mme Aborigène…

Pas besoin non plus de tout avoir avant l’arrivée de l’enfant. La première semaine il ne lui faut quasiment rien et tout peut être récupéré durant les premiers jours à la maternité par un bon samaritain.
Donc si tu as un doute, je ne saurais trop te conseiller d’attendre de voir si tu en as besoin, d’emprunter trois jours pour tester avant de t’acheter le tien, etc… Ça t’évitera d’encombrer tes armoires.

Cependant, je crois qu’une précision s’impose. Il n’existe pas de liste de naissance universelle. Il n’existe même pas d’article qui soit obligatoire. Quoique que l’on considère, il est possible de s’en passer. Il est même probable que quelque part au bout du monde, toute une population n’ait jamais entendu parler de cet objet qui te semble vital. Mes indispensables ne seront probablement pas les tiens, il en va de même pour ce machin que je n’ai jamais utilisé et dont tu ne saurais te passer. Alors c’est juste pour te faire une idée, une base à adapter à votre vie à vous.
Tu vas très vite te rendre compte que construire ta liste de naissance c’est déjà construire ta famille.
Alors si ton entourage t’assomme à coupe « Il te FAUT un… » et de « Tu DOIS ABSOLUMENT prendre… », libre à toi de répondre que Gudule, ma chérie, c’est très gentil mais ça nous regarde et non, je ne vais pas te racheter ton chauffe-lingettes.

Mes indispensables

Pour dormir

Un lit cododo qui s’accroche au nôtre :
J’ai adoré pouvoir m’endormir les yeux posés sur mon bébé, la main sur son dos. N’avoir qu’à tendre le bras pour l’amener contre moi et l’allaiter…
Celui du Jaguarondi était à barreau mais à refaire je préférerais un tour en maille. Je déteste les barreaux. Par contre il était tout plat, pas le moindre obstacle. Si vous en connaissez un qui fait les deux, faites-moi signe.
Je tenterais bien le dodo collectif, mais notre matelas trop mou est incompatible avec le cododo en lit partagé. En plus je dors toujours avec une couette. C’est un no-go.
Avec un matelas, deux alèses et trois draps :
Si ça te semble beaucoup, le mot-clé est « régurgitation ». Et encore je mettais un lange plié en deux sous la tête. Y a un deuxième mot-clé qui est encore moins glamour, que je t’épargne et qui a un rapport entre l’alimentation du nourrisson et la difficulté d’ajuster une couche sur leurs miches de mouches.
À partir du moment où le spécimen se retourne, un lit en 90 avec sommier tapissier à coller au nôtre. Ouais j’avoue c’est technique, je ferai un article à part pour ça.

Pour se déplacer

Un porte bébé physio :
Pour se balader, bercer, soulager les coliques, endormir, étendre le linge, faire la sieste, rassurer, câliner… Je trouve ça plus adaptable qu’une écharpe, plus facile à utiliser et à se passer entre porteurs. Même si on perd un peu en confort.
Qui fasse ventre et dos, le reste n’est pas bien utile. Et cachez cette poche kangourou que je ne saurais voir, hérétiques.
Une poussette canne sur laquelle je peux adapter mon cosy :
Pratique si on vit en ville. Pratique aussi à partir d’un certain âge pour faire dormir un bébé lourd. Mais je conçois qu’on puisse faire sans.
Attention chez nous c’est face au conducteur dans une position adaptée jusqu’à 9 mois. Ensuite face au monde dans la nacelle de la poussette, un peu. Pas dans la foule, pas dans le bruit.
En fait elle sert surtout de caddie chez nous. J’aime bien quand on me dit « moi je fais tout en portage », sauf que quand je récupère les courses, un colis et que j’ai mon sac à langer, je me demande combien certaines ont de bras.
Un cosy :
On le prend en fonction des recommandations de Sécurange, qui s’adapte sur la poussette.
Pour le Jaguarondi on est passé au modèle au-dessus à 13 mois, mais à refaire je le ferais plus tôt à cause du reflux.

Pour emporter le bordel

Un sac à langer :
Ou un sac normal qui soit robuste, avec plein de poches et de compartiments bien organisés. Mais c’est dix fois plus cher…
Je prendrais un modèle qui fasse sac à main. Parce que du coup je n’ai plus de sac à main.
Et un modèle plus classique, unisexe, qui serve à M. Puma quand il est seul avec bébé. Sert aussi de valise pour un week-end, vu que finalement pour une heure ou deux jours il faut presque la même chose.

Le Magic Stroller Bag Lady Brown, acquis sur les sages conseils de Nadège, que j’utilise sans la pochette parce que je suis pas ce genre de personne qui arrive à bien ranger la pochette quand elle a fini et sans poche biberon parce que j’ai pas de biberon avec moi. 30€ sur Vinted, va pas te ruiner.

Pour manger

Un biberon pour mes absences avec un goupillon de nettoyage.
Chez nous c’est nichon quasi exclusif. Et oui je connais le risque de confusion, mais je le prends, ce risque.
Une chaise haute basique et des bavoirs à manches :
Pour la diversification, autonome et à partir de six mois. Autrement on fonctionne bien avec les cuillers à café qu’on a déjà, des tupps en plastique, des verres en plastique réutilisables de pique-nique, des fourchettes à dessert…

Pour le change

Un matelas de change :
Ultra basique, le gonflable du suédois me va très bien. Dans la salle de bain car chez nous les changes se font à l’eau.
Avec deux housses.
Des serviettes essuie-main :
Pour mettre dessus, même avec ça on change souvent les housses.
Des lingettes lavables :
Une bonne vingtaine au moins. Mes préférées ont été faites par Framboise, une tante de M. Puma. Une face vieux drap/une face vieille serviette, elles sont parfaites.
Un seau à couches :
Pour les lavables, bien sûr.
Deux sacs étanches en PUL :
Pour le seau à couches, je préfère.
Des couches lavables :
Je suis une grande fan de WeeCare, distribuées en France par Mme GS, mais pour un premier je suis du parti de réserver un budget et de louer avant d’acheter. Parce que les morphologies, les préférences de lavage et les pliages savants, ça se teste.

Les magnifiques WeeCare, mes préférées.

Pour jouer

Un tapis d’éveil tout simple ou un gros plaid qui se roule et passe en machine / un tapis plus épais si le sol de la maison est froid.
Pour les jouets on en a reçu plein, sinon j’en fabrique – du riz dans une bouteille au bouchon collé = des heures de fun.

Pour le bain

Une bouteille d’huile alimentaire qui sente pas trop fort :
Pépins de raisin, avocat… J’ai essayé sésame. C’est bien mais après bébé sent le nem.
C’est tout :
On utilise le lavabo puis la bassine à lessive, puis la baignoire. Bébé a le même savon que moi – je prends déjà un truc super naturel. Nos serviettes de bain conviennent très bien, elle peut utiliser notre peigne, notre coupe-ongles…

Et puis…

Des langes comme s’il en pleuvait :
Pour essuyer, sécher, couvrir, caler, emballer…
On n’en a jamais assez. Par souci d’économie je te suggère d’acheter trois mètres de double gaze eoko-tex et de trouver quelqu’un pour te faire les ourlets – ou le faire toi-même si tu sais. Ce sera bien moins cher que de les acheter et tu pourras te faire différentes tailles.

Mes coups de cœur

Un berceau moïse sur tréteaux :
C’est le lit de voyage, le lit pour la sieste en journée, on l’emmène chez les amis… Tant qu’elle ne se retournait pas, bien sûr !
Un cocoonababy ou un transat tout basique sans arche :
Pour poser bébé pendant que je prends ma douche etc… Je ne me vois pas laisser un nouveau-né sur le carrelage de la salle de bain plus de trois minutes et j’ai pour principe de ne pas quitter la pièce où il se trouve.


Le baby-phone vidéo :
Allez-y, foutez-vous de ma pomme genre je peux pas quitter mon bébé des yeux. Moi j’ai un bébé somnambule qui peut crier dans son sommeil et parfois c’est long. Donc tant que je ne la vois pas assise et les yeux bien ouverts, je sais qu’en fait elle n’est pas réveillée. Je peux pas me fier au son. Le machin a un mode qui fait qu’il ne s’allume qu’en cas de bruit.
Donc non, on ne passe pas notre temps à la surveiller comme dans la légende, puisque 95% du temps l’écran est noir. Pour moi c’est un gain d’énergie et ça m’évite de déranger le sommeil de mon enfant.

Je rêve d’un matelas à langer incliné :
Pour gérer le RGO mais aussi permettre des changes plus respectueux de la physiologie de bébé.

Des moyens de portage à la pelle :
Faudra que je vous détaille ça à l’occasion , mais chez les Something on aime beaucoup porter. Comme ça soigne les coliques, soulage le reflux, permet d’avoir les mains libres, de faire du peau-à-peau, de téter en marchant – oui on peut allaiter en porte-bébé -, de calmer les chagrins, de se balader partout, de faire des câlins, de rassurer… On a énormément porté, tous – y compris ma mère qui a son propre préformé.
Une seule règle : physio pour le porteur et le porté. Autant dire que le face au monde c’est pas tous les quatre matins.
Alors je crois que j’ai pas fini de faire le tour et que je me prépare une belle collection qui me suivra jusqu’à mes petits-enfants. La liste de naissance du Jaguaron-deux promet d’en être truffée.

Des chaussons de portage :
Ça n’a l’air de rien mais en portage les pantalons ont l’art de se faire la malle vers les genoux et ton poupon se retrouve vite les cannes à l’air. Si ce n’est pas un problème en été – mets-lui quand même de la crème solaire – ça devient vite chiant en hiver vu que tu t’embêtes pas à l’emmitoufler comme un bonhomme Michelin pour qu’il aille se geler les pinceaux au bout de dix minutes.
J’avais initialement résolu le problème avec des chaussons de portage Manymonths en laine que j’avais trouvé en soldes, mais ils avaient une fâcheuse tendance à se barrer sur la route. Or à 20€ la paire, ça me ferait mal et j’ai dû maintes fois faire demi-tour sur 500m pour en retrouver un par terre.
Fort heureusement, les créatrices de Tyee ont eu la gentillesse de me tricoter une paire de train socks finlandaises. Résultat, elles tiennent parfaitement, montent bien haut, sont toutes douillettes et l’animal ne les enlève pas. J’en ai donc mendié deux paires supplémentaires pour cet hiver, en mérinos superwash s’il vous plaît. Si vous voulez les mêmes, elles les vendent pour 20€ en acrylique et peuvent également vous faire un modèle avec la laine de votre choix, le tout sur mesure. Ouais, elles sont comme ça chez Tyee.

Mes accessoires en peau d’agneau :
Après trois années de soleil, la famille Something habite à présent dans une contrée humide et froide, aux hivers rigoureux durant lesquels… Non j’exagère, juste en Alsace où il a tendance à pincer un peu six mois dans l’année. Etant particulièrement frileuse, je suis folle de mes accessoires de poussette fourrés peau d’agneau. En plus je les ai eus à un prix indécent à la faveur d’un micmac en ligne, donc ils m’ont coûté moins cher que les mêmes en doudoune.
En gros c’est une chancelière magique tellement douillette que M. Puma aurait voulu faire un mètre de moins afin de s’y glisser, ainsi qu’un chauffe-mains fourré. Ah oui je te vois ricaner avec le chauffe-mains ! Fais le malin, mais je te défie d’aller faire un tour sur les quais en poussette par -15°C sous le vent, on en reparle après. Nous môssieur, les gens nous arrêtent dans la rue pour nous demander, tremblants dans leurs gants de ski, où on peut trouver le même.
Ben vu le prix catalogue je dirais tente les ventes privées et les outlets au mois de juillet, avec un peu de chance t’auras pas le choix de la couleur. J’ai eu ‘framboise écrasée’ mais pour 15€ je regrette rien…

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