S’équiper pour son enfant – Neuf ou Occasion ?

Lorsqu’il s’agit de leur enfant, certains parents estiment qu’ils auront échoué si leur bambin n’a pas « le meilleur, tout neuf et rien qu’à lui ». C’est quelque chose de personnel, qui peut avoir une forte portée symbolique et ça ne se discute pas. On n’a pas tous le même vécu.
J’ai aussi des copines qui ont prévu d’avoir une équipe de foot à elles toutes seule et qui, du coup, ont investi dans le neuf pour que ça suive toute la fratrie.

Pour ma part, je n’hésite pas à recourir à la seconde main. C’est peut-être ma formation initiale de petite sœur qui récupère les affaires de l’aînée, mais pour moi l’occasion ne rime pas avec mauvaise état ni avec déshonneur. Il se trouve que ma sœur a toujours eu un fashion sense assez développé et qu’on a le même gabarit à la base, donc ça me faisait l’effet d’avoir un personal shopper sans avoir à lâcher un centime d’argent de poche.
À trente ans passés, je porte toujours fièrement les fringues que ma frangine ne veut plus, pique à l’occasion un chemisier à maman, même un pull à papa et je ne crache pas sur un vide-dressing quand l’occasion se présente.

Un gros avantage économique et un geste écologique

L’occasion permet d’acheter de très belles choses que je n’aurais pas pu me procurer neuves. Si en plus ça vient de quelqu’un que je connais on ajoute la notion de transmission qui m’est chère et accessoirement c’est écologique. Dans le cas du matériel de puériculture c’est extrêmement écologique. Les affaires pour bébé servent en général peu, pas longtemps et, dans notre société de consommation, parfois pas du tout.
Une fois que les gens qui appartiennent à la catégorie « Mon enfant mérite la liste de naissance complète de chez Orchestra, full options » réalisent qu’ils ont utilisé 25% des machins dans lesquels ils ont claqué 4000€, que le garage est plein et qu’il faut commencer à acheter des fringues en 12 mois, ils revendent tout ce qu’ils peuvent.
C’est donc un secteur de l’occasion où l’offre est très supérieure à la demande, où le « neuf avec étiquette » est non seulement courant mais aussi bradé, rien que ça.

La Yoyo de ma frangine. Elle en est à son troisième enfant et elle se porte très bien.

Sans renoncer à la qualité, au contraire

Une jolie salopette H&M à 20€

Un des avantages de l’occasion, c’est que pour le même budget je vais pouvoir me fournir dans la gamme premium. C’est doublement avantageux puisque j’aurais un meilleur produit – options, finitions, design… – et qu’il me durera plus longtemps.

Un exemple concret. Pour 20€ je peux acheter une salopette chez H&M. Ça sera sûrement très joli mais question qualité on est loin du haut de gamme. C’est pas celle-ci que je vais faire durer sur trois enfants ou pouvoir revendre.

Moi, la qualité dont je rêverais c’est Petit Bateau, Jacadi ou Bonpoint. La bonne blague, en neuf ça me fait respectivement du 30€, 45€ et 90€ – la devise de Bonpoint c’est « Offrez-vous l’exceptionnel », eh bien on verra exceptionnellement si je gagne au loto.

Sauf… si j’achète d’occasion. Donc je vais sur mon site habituel de vide-dressing, je ne sélectionne que les produits en très bon état voire neufs – il y en a même qui portent encore l’étiquette – et là… Tadam ! Pour 3€, 5€ ou 10€, je trouve un large choix de salopettes.
En Petit Bateau, le Jaguarondi peut avoir 4 ou 5 salopettes pour le prix d’une seule chez H&M, ou une Bonpoint et une chemise… Ha !

« Oui mais là il y a des frais de port ». Oui mais même. Comme en général les vendeurs sur ce site vendent beaucoup de choses, je vais pouvoir prendre un lot chez quelqu’un qui a un dressing sympa et qui en plus propose peut-être une réduc si on prend plusieurs articles.
Genre, cinq minutes plus tard, sans tricher, j’ai ma salopette, un t-shirt et trois robes, le tout en Petit Bateau et ça me revient à 15.81€, ajoutons 4€ max de frais de port pour le lot, la salopette H&M du début elle peut aller se faire repasser.

Hop, le lot Petit Bateau déniché en 10 minutes tout compris

Beaucoup plus fashion

Parce que pardon mais H&M, quoi… Non je plaisante, je fais ma snob, j’en ai récupéré plein du H&M et je kiffe grave les bodies.
N’empêche que les super belles marques super qualité c’est aussi super chic, super bien coupé, super élégant et intemporel, alors quand on fait une sortie un peu moins casual avec bébé je peux vous dire qu’elle est sur son 31, ma bestiole.

Quand on me demande où j’ai trouvé « ce beau petit manteau » ou « cette magnifique barboteuse », ce qui m’arrive trèèèèèèès souvent, je réponds Vinted, on me demande « Combien ? », je réponds 8€ et là les gens se disent que mince alors, ça vaut peut-être le coup, au final, ah ouais quand même, ben dis-donc, puis ça se voit pas du tout, ben non y avait encore l’étiquette, « Quoi ?! Chéri regarde ce qu’elle a eu pour 8€ avec l’étiquette encore dessus, mais les gens sont fous, attend faut qu’on crée un compte aussi, là, c’est quoi le nom du truc, vous dites ? ».
Quoique parfois je réponds aussi « je l’ai fait » mais ça c’est une autre histoire.

Que de l’occasion. Sauf le pull bleu, ça c’est Made in Oma.

Accessoirement, l’écrasante majorité des affaires de ma fille nous ont été données ou offertes. Il y a assez peu de choses que nous ayons choisies, les trois quart ont déjà servi à un autre enfant au moins. Je lui achète rarement un truc pour le plaisir, plutôt parce que c’est très utile et/ou nécessaire. Quand mes enfants compareront leurs albums de bébé avec ceux de leurs cousins, ils pourront jouer à « cherche et trouve » sur les photos parce qu’ils ont porté les mêmes petits ensembles et dormaient dans les mêmes gigoteuses.

Si c’était des vieilles nippes trouées, je crois que ça ferait un peu Cosette. Je n’ai pas envie que ma fille se dise à vingt ans qu’on était quand même des crevards à leur mettre des trucs moches dépareillés pour gratter trois sous et que l’écologie était un vague prétexte.
Alors quand je récupère quelque chose, quand j’achète une occasion, je veux que ça claque un minimum. C’est la part de frivolité que je m’accorde et j’y tiens beaucoup.

Tellement plus écologique

Pense à la planète, un peu.

Plutôt que d’alimenter encore et encore une industrie textile ultra polluante, plutôt que d’être une victime de la mode au détriment de la planète, plutôt que d’acheter pour mon enfant à quelqu’un qui fait fabriquer par des enfants, je fais marcher l’économie circulaire. Ce vêtement que je vois il existe déjà, il a peu servi, il ne sert plus et maintenant il devrait finir à la poubelle pour que je puisse en acheter un autre qui sera aussi polluant à produire et qui polluera quand je le jetterai à mon tour, au bout de trois fichus mois parce que le Jaguarondi grandit trop vite ??? Que dalle. D’autant qu’il est encore en excellent état.

La salopette que je rachète a généré de la pollution pour être fabriquée. On n’arrivera pas à le compenser ou à le rentabiliser mais on va essayer d’amortir les dégâts. Au lieu de servir à un enfant elle va servir à deux, voire trois, quatre et plus si je fais d’autres petits félins ou que je la revends, refile à une copine etc…

Ceci dit, il y a des choses que je n’achète que neuves.

Pour une question d’hygiène, mais c’est assez rare car tout est plus ou moins stérilisable, même un mouche-bébé. Ça peut néanmoins revêtir une petite aura de dégueu qui me poussera à l’achat neuf. C’était aussi le cas pour la peau d’agneau que j’ai prise au Jaguarondi. Ce machin ne se lave quasiment pas, on ne peut pas le désinfecter correctement avec des produits bébé-proof, c’est un veto pour moi en occasion.
Pour une question de sécurité. Je suis par exemple intraitable sur les sièges auto, pour moi c’est comme un casque de moto, jamais d’occasion et on le change au moindre choc – d’ailleurs c’est pris en charge par l’assurance auto.
Pour une question de garantie. Certains appareils électroniques représentent un budget élevé, même en occasion. Or à partir d’une certaine somme, ça me ferait bien mal que le machin tombe en panne la semaine suivante et que je doive rallonger le double du prix d’achat en réparation. Donc à moins que ce soit un appareil facilement réparable comme un chauffe biberon, c’est non.
Parce que c’est tellement soldé/destocké/bradé que c’est moins cher que l’occase pour un produit durable. Rarissime mais néanmoins ça peut arriver.
Pour une raison symbolique ou parce que j’ai envie de me faire plaisir. Si quelque chose me tient vraiment à cœur, ça peut arriver que je l’achète neuf.

« J’ai récupéré des trucs de mon cousin mais tout était tâché, je n’arrive pas à les ravoir »

On parie ?
Les objets qu’on récupère ont souvent eu une vie pleine d’aventures avant de passer deux ans dans une cave / un garage / un grenier humide et poussiéreux.
Ce n’est pas une raison pour tout jeter, mais comme ce serait un peu longuet de tout t’expliquer ici, je vais faire un article à part.

Voilà, tu sais tout ce qu’il faut savoir pour gâter ton petit mammifère, sauver la planète et boucler ton budget les doigts dans le nez grâce à l’occasion !

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