Le gâteau-bananes du burn-out maternel

Le Flerken a trois mois, je suis toujours débordée mais différemment, l’automne arrive à grands renforts de flotte, 2020 est résolument une année pourrie qui va rester dans les annales…
C’est le moment idéal pour vous présenter le dernier ajout au carnet de recettes de la maison. Un gâteau express, facile, rapide et feelgood pour un goûter improvisé ou une activité de mercredi aprem/dimanche matin pluvieux, j’ai nommé le gâteau-banane.

En formation l’autre soir sur la charge mentale, je me suis fait la réflexion que ce gâteau est l’allié du burn-out maternel.
Ce gâteau, il autorise tout, ne juge pas, n’exige rien. C’est très simple : on met tous les ingrédients en vrac dans un bol et on mixe, puis on enfourne. Il peut sauver le goûter des autres ou faire un job de confort food pour soi. Il permet de faire le minimum syndical avec un résultat décent, les ingrédients sont bon marché et se trouvent partout. On peut le faire à l’arrache en dix minutes, il produit peu de vaisselle, demande peu d’attention, aucune minutie et surtout il se délègue sans complexe à un conjoint ou un ado. En prime, il permet de débloquer deux succès dans le jeu de la vie, à savoir « Han ça sent bon chez toi ! » et « Han il est bon ton gâteau ! ».
Or, devinez quoi, parfois c’est exactement ce dont on a besoin pour sauver les meubles.

On démarre avec des bananes bien mûres. D’ailleurs plus elles sont mûres, mieux c’est et l’idéal c’est encore les bananes que vous aviez achetées la dernière fois dans l’espoir que « ils » mangent des fruits, oubliées sur le buffet, qui sont restées à noircir dans le saladier au point de commencer à laisser une trace de jus au fond et que vous êtes à deux doigts de jeter. Un début de fermentation alcoolique, c’est encore mieux.

Deux autres points forts de cette recette : les proportions sont faciles à retenir et on peut tout à fait l’adapter. On peut battre les blancs en neige pour se la raconter, aromatiser avec de la cannelle, du rhum, de la vanille, laisser des gros grumeaux de banane ou mixer finement la pâte, tout ca est libre.
Et surtout on peut se contenter du service minimum, ça marche très bien.

Ingrédients

  • 250g de farine
  • 100g de sucre roux – ou de sucre blanc mais c’est moins parfumé
  • 100g d’huile ou de beurre
  • 3 œufs
  • Des bananes – minimum deux grandes, on peut aller jusqu’à quatre facile
  • En option : 1/2 sachet de levure, des épices, du rhum, de la poudre d’amandes, des pépites de chocolat, de la vanille… Peut-être pas tout en même temps, hein.

Mise en œuvre

Préchauffez le four à 180°C.
Mettez tous les ingrédients dans un bol, y compris les bananes – cassées en trois si besoin – et mixez allègrement le tout.
Plus vous mixez, plus le résultat est compact. Plus vous laissez de grumeaux de banane, plus c’est moelleux.
Vous pouvez, si vous êtes du genre sophistiqué, battre vos blancs en neige au préalable. Le gâteau en sera plus léger, aéré et au final il sera très probablement meilleur.
Mais si vous êtes comme nous à l’arrache, d’humeur régressive, réticent à laver un bol de plus et que vous voulez juste un big fat banana moment plein-la-bouche, vous avez le droit de tout mélanger d’un coup parce que ça marchera aussi.

Versez la pâte dans un grand moule à cake huilé ou plusieurs petits. D’ailleurs n’importe quelle forme de moule ira très bien, on ne fait pas de la haute couture aujourd’hui, on reprise un bouton devant la télé.
Le temps de cuisson dépend naturellement de la taille du moule et le plus simple est de revenir au bon vieux truc de la lame de couteau qui ressort propre pour voir si le gâteau est cuit.
Mais bon, à titre indicatif nous on met 30 min pour les mini-moules en silicone et 40 min pour le grand en Téfal.

C’est un gâteau qui ambiance la maison. Déjà dans le four il parfume l’atmosphère d’une bonne odeur de banane mûre.
Préparé la veille, il vous accueillera à bras ouverts au petit déjeuner. En activité cuisine avec les enfants – même petits parce que bon, tout dans un bol c’est gérable – le matin, il est la récompense du goûter. C’est un délice qui peut se préparer à la dernière minute et se déguster encore chaud.

Puisse cette recette aux proportions mnémotechniques sauver vos fesses un jour de loose.

Une dernière chose.
Aujourd’hui, c’est très important pour moi de vous dire que mon Papy mettait toujours une pincée de sel dans les gâteaux.
« Parce que ca rehausse le goût, tu vois. »

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