Si vous aussi le confinement vous rend chèvre et agité du bocal

Cela va faire quatre semaines que la famille Something applique le confinement – nous avons eu l’honneur de prendre un peu d’avance, le Jaguarondi ayant choppé tout ce qui fait tousser sauf la COVID un peu avant le décret. En attendant des jours meilleurs et un peu de visibilité sur notre avenir, on fait un peu comme tout le monde à savoir qu’on range, on trie, on regarde la télé et on cuisine.

L’avantage de la cuisine, c’est que je peux prétendre être en train de faire une activité Montessori avec le Jaguarondi alors que j’avance surtout dans ce qui me plaît à moi – clairement j’en ai ma claque de faire le même puzzle trois fois par jour depuis un mois.
Elle progresse pas mal puisqu’elle est officiellement préposée à l’épluchage de l’ail et de l’oignon, tâche qu’elle accomplit à la perfection et qu’il est absolument exclu d’exécuter sans elle sous peine de hurlements indignés.

Et la vendredi dernier, il se trouve que j’ai réussi à dégoter chez mon producteur de fromage… *roulements de tambour*
Un chevreau.
Le truc improbable, inattendu et surtout qui demande un minimum d’organisation parce qu’un cabri c’est neuf kilos et qu’il n’est pas question de laisser quoi que ce soit se gâter.

Un chevreau découpé, c’est deux gigots, deux épaules, des côtelettes, du collier, une selle, des trucs que je ne suis pas capables de nommer, la tête avec des petits os et enfin des abats.
On a mis de côté les gigots, les épaules, la selle ficelée en rôti, le collier les côtelettes pour les mettre au congélo – pour ça il a fallu faire un peu de place en destockant un gros morceau de jumeau qui me restait d’un colis. La tête et les os sont naturellement partis en bouillon avec des épluchures – la méthode Owi Owi s’applique parfaitement.

Je me suis donc retrouvée avec du jumeau de bœuf, les morceaux indéterminés du cabri et ses abats, tous destinés à la conserve afin d’épargner un peu mon congélateur et parce qu’on ne mange pas autant de viande d’un coup chez les Something.

Avalanche de conserves… et de recettes

Je vous propose donc aujourd’hui trois recettes aussi sympathiques que délicieuses, propices à la conserve et qui sauront occuper deux fois vos longues journées. Une fois pour les faire et une fois pour les manger.

Ragoût de cabri korma – Facile et feignant
Une recette d’esbrouffe avec une pâte d’épices toute prête, qui se décline aussi bien avec des légumes et se mijote plus ou moins selon vos désirs.

Ragoût de bœuf – Un classique qui s’oublie sur le feu
Un classique aviné de la cuisine franchouille réduit à l’essentiel, pour le bonheur des nouilles.

Terrine de fressure de chevreau – L’audace et le terroir
Une improvisation audacieuse sur le thème trop souvent délaissé des abats.

Comme vous l’aurez remarqué il y a quatre bocaux sur cette photo.
Le quatrième est une recette de Tommaso Melilli, Pasta al Sugo Finto, une tuerie de sauce qui ressemble à une bolognaise quand bien même elle ne contient pas de viande du tout. À retrouver dans Spaghetti Wars, un ouvrage merveilleux disponible chez les meilleurs libraires mais aussi en eBook – #restezchezvous. On a tellement pris notre pied avec cette recette que comme elle demande un peu de patience on a décidé d’en faire beaucoup et en avance. Ultramiam.

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