Il est temps qu’on se casse d’ici

Toujours un peu sous l’eau, la famille Something.
Je cours après le temps, gère une galère après l’autre, jongle entre des trucs pas compatibles et au final j’ai l’impression fort désagréable de ne rien faire correctement. À commencer par ce blog pour lequel je m’étais promis un post par semaine et que je n’arrive pas à tenir du tout, alors que ça me fait du bien et que j’aurais une foule de choses à raconter.
Je sais que pour vraiment bien faire il faudrait tout revoir en termes d’organisation, qu’il y a un boulot de fond à faire sur notre vie quotidienne sur laquelle on a aucune maîtrise, sauf que j’ai l’impression que ça va être encore mon job et que ça me supergonfle – bonjour charge mentale – alors qu’on pourrait commencer par supprimer les facteurs de stress extérieurs qui nous coulent.

Et ce qui nous coule vraiment en ce moment c’est notre logement – au passage, ceci est mon post instaconnasse réglementaire.

Quand on est arrivés dans la région on a eu trois jours pour trouver une maison, on a donc pris l’appart proposé par l’institution sans discuter. Pas cher et situé dans la commune où travaille M. Puma – qui va donc bosser en vélo –, on s’est dit que ça nous permettrait de mettre des sous de côté et que de toutes façons on n’y resterait pas vu qu’on avait en projet d’agrandir la famille.

Et là il est vraiment temps qu’on se tire de ce trou…

L’appart est pas bien grand, par rapport à notre ancienne maison on a perdu 40m² – ok l’ancienne était trop grande mais ça pique quand même – et très mal agencé avec beaucoup de place perdue, des pièces aux dimensions foncièrement 70′ qui ne correspondent plus à rien et laisse un choix cornélien entre mettre un meuble pour se cogner dedans ou laisser 4m² vides au milieu de là où ça ne sert à rien.
Bon, pour des parisiens on dirait « Très beau volumes, vaste surface à exploiter » mais pour nous autres qui vivons à la campagne c’est pas ouf.

Mais surtout l’appart est en très mauvaise état.
Ben oui, le loyer n’était pas abordable pour rien. Le double vitrage date de 1978 et l’eau à coulé puis séché dedans – la première fois que j’ai voulu faire les vitres je me suis assise et j’ai pleuré –, les cadres de fenêtres sont en bois et l’un dans l’autre on sent le vent quand on passe devant. On a repeint une bonne partie parce que les murs étaient dégueulasses, en faisant abstraction de ce que le papier peint, quand il n’était pas déchiré, avait été posé au tractopelle avec des superpositions de 10 cm et des bouts qui gondolent. Le lino infâme, percé, usé et auréolé de toutes parts aurait bien besoin d’être arraché mais « faites pas ça, il PEUT y a voir de l’amiante en dessous » donc je me suis contentée de poser des dalles adhésives moches par-dessus celui de la salle de bain – on aurait dit une scène de crime, fallait que j’agisse. Aucune des VMC ne fonctionne – ce qui n’a pas empêché le bailleur d’en facturer l’entretien, on a eu une discussion cordiale à ce sujet – donc c’est la fête dans la cuisine mais aussi dans les WC et la salle de bain qui n’ont pas eu l’honneur d’être dotés de fenêtres. Du coup y a un peu d’humidité et un peu de moisissure dans certains coins – tiens, pile ceux qui ont été retapissés au tractopelle… Comme c’est trop petit on a trop de meubles, pas les bons, pas agencés comme il faudrait et pour le peu qu’on y reste on n’a pas l’intention d’investir dans plus pratique. Je passe sur l’isolation phonique naze parce qu’entre nos voisins et nous c’est probablement nous les chiants. Les espaces verts auraient eu du potentiel s’ils n’étaient pas jonchés d’ordures, la pelouse sert à déposer les pneus et encombrants de tout le quartier, qui accessoirement ne fait pas rêver. L’ancien bailleur avait lâché l’affaire en vue de revendre et le nouveau n’a pas l’intention de se presser pour faire des travaux, aussi toutes les portes des accès communs sont fichues, le postier ne peut même plus accéder aux boîtes aux lettres si on ne vient pas lui ouvrir, il n’y a pas de travaux prévus avant des années, bref c’est en train de se dégrader très, très rapidement.

Moisi, moisi… Dis adieu à la tapisserie !

Donc voilà, nos voisins ont beau être les gens les plus gentils du monde, le loyer a beau être super abordable, on arrive au bout de notre sens de l’humour et on veut se barrer cet appart déprimant et moche.

On a envie d’une maison à la campagne, d’un jardin sans pneus de motos, d’un garage ou d’une cave où on pourrait stocker nos affaires sans qu’elles finissent couvertes de moisi, d’un atelier pour bricoler, d’un bureau pour écrire, d’une cuisine ventilée, d’une salle de bain où on ne se cogne pas…

Donc on va déménager, probablement acheter et avec un peu de chance j’aurais plein de tranches de vie beaucoup plus instagrammables que les poignées de portes qui tombent ou les fenêtres qu’il faut fermer en appuyant sur le montant avec le genou.

Ah et puis je suis un peu enceinte et on si dit qu’à la fin on va réellement manquer de place.

Croisez les doigts pour nous.

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