Des ribs et un bavoir

L’hiver est presque derrière nous, on a enfin trouvé une maison après deux ans de recherches, le RGO est devenu un petit désagrément très gérable – très géré – et j’ai appris à élaguer les sources de charge mentale en simplifiant mon quotidien – spéciale dédicace à @ToinetteBeretta.
Concrètement, j’en fous moins mais je le fais mieux.

Je vous propose une nouvelle recette à tout faire qui est venue s’intégrer dernièrement dans notre pioche. Si je voulais me la péter, je vous dirais que c’est une mise en abîme de la diversification.
Parce que cette recette est parfaitement compatible avec la DME et qu’en prime, toute le monde doit porter un bavoir pour en profiter.

Y a une faute sur le bavoir mais qu’importe, je me gausse.

Lors d’une récente virée au magasin de producteurs pour le ravitaillement hebdomadaire, je suis tombée sur des ribs – ou cotis, comme on dit ici – et je me suis laissée convaincre par la promesse d’une soirée régressive à base de gras et de jus de viande. Le résultat a dépassé mes attentes. C’est à la fois fondant et croustillant, gras juste ce qu’il faut, juteux sa mère et surtout, surtout c’est simple et ça plaît à tous.

Comme d’habitude le concept est minimaliste et la recette est limite inratable.
On va mariner les ribs à l’avance – ou pas, car les ribs sont indulgents – avant de les laisser traîner au four pendant qu’on fait autre chose, puis de les servir avec plus ou moins de végétaux.

Astuce facilitation du quotidien, je les combine avec une autre tactique. Le soir des courses, je remplis un saladier de légumes que j’épluche, coupe et jette dans une lèchefrite avec un coup d’huile et un mélange d’épices que je ne fais pas moi-même – ben quoi, j’ai prévenu que j’en faisais moins – puis je mets au four entre 160°C et 200°C selon ma capacité à surveiller et le temps que j’ai devant moi. Ça me donne un stock de légumes rôtis tout à fait honorables que je réchauffe au cours de la semaine à chaque fois que j’ai besoin d’un accompagnement. Flemme.

Les ingrédients

  • Des ribs aka travers de porc aka cotis aka côtes levées. La quantité est à votre discrétion, je trouve que 500g/personne c’est déjà honnête.
    On les prend de préférence non salés. S’ils sont salés faudra se taper le dessalage deux jours avant et c’est un poil moins savoureux.
  • Une marinade.
    Elle peut être sèche ou humide, votre mélange secret spécial ou un truc tout prêt, simple ou élaborée.
    Ici on a tenté zaatar, diverses sauces de chez Paris Store dont une Bulgogi et une Tonkatsu, juste du thym et même le truc en poudre dans le pot à confiture que Machin nous avait ramené des vacances.
    On gagne à tous les coups mais notre préféré c’est Zaatar. Nadège avait raison, ce truc va avec tout.

Truc rigolo, cette semaine au magasin il y avait aussi des ribs d’agneau.
Donc on a testé pour vous : ça marche et c’est méga fondant.

La cotisation

On commence par rincer et sécher les ribs avec amour, avant de les assaisonner en leur offrant un massage californien avec la marinade choisie. Pour une marinade sèche on n’hésite pas à faire du palper-rouler, pour une marinade liquide comme c’est un peu relou le pinceau est autorisé.
Au passage, cette étape peut être réalisée PAR les enfants, avec un tablier. Un tablier à manches. Déléguer, la clé du succès.
On s’y prend idéalement quelques heures à l’avance, voire la veille – le bon plan c’est quand les enfants sont couchés, au moment où on range la cuisine. Mais si on est à l’arrache c’est pas grave, après tout personne ne nous regarde et qui va nous dénoncer, hein ?

Quand on se sent psychologiquement prêt on préchauffe le four à 200°C.
On va y mettre les ribs pour environ 45 minutes en les retournant à mi-cuisson. Les cotis sont plus ou moins épais alors méfiance, il faudra vérifier la cuisson et ne pas hésiter à leur laisser un quart d’heure de plus, en particulier si on veut les servir à des enfants. Le porc, ça se mange bien cuit.
Pour vérifier on coupe entre deux côtes et on regarde, ça ne doit pas être saignant.

On laisse reposer un peu en sortant du four et on sert avec une salade ou des légumes de saison.
Et un bavoir.

Point DME :
Ce n’est pas avec cette recette qu’on va remonter le stock de fer, vu que ce sera bien cuit.
Cependant c’est un bon moment finger food qui convient parfaitement pour les débutants puisqu’il n’y a pas de morceaux qui se détachent. Bébé peut téter du jus, question découverte du goût, motricité et plaisir de manger la même chose que les autres c’est vraiment sympa. Avec des légumes rôtis un peu fondants, écrasés si besoin, ça fait un plat pour toute la famille, donc moins de boulot pour cellui qui se tape la cuisine.
On préférera une marinade sans sel mais surtout, surtout une marinade sans miel avant un an à cause du risque de botulisme. Et si on est encore au niveau zéro des allergènes, pas de souci, juste du thym c’est très bien.
On coupe une côte à la fois et on laisse refroidir avant de servir sur l’os au petit cro-magnon.

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